Les Origines de la musique RéunionnaiseLes premières manifestations de la musique à l’île de la Réunionla Réunion ont plus de 300 ans et datent de l’arrivée des premiers habitants de l’île, à savoir les esclaves originaires de Madagascar et d’Afrique qui ont fondé des familles avec les premiers blancsTous les observateurs avertis de la musique créole des îles de l’Océan Indien et de la Réunion s’accordent à rattacher les origines de la musique réunionnaise aux rythmes venus d’Afrique et de Madagascar via le circuit de l’esclavage associé aux danses traditionnelles européennes (valse, quadrille, mazurka, scottisch, etc.) pratiquées par les marins et voyageurs de la compagnie des Indes.C’est bien-sûr le culte des ancêtres à travers les percussions africaines et malgaches qui ont rythmé les premières rencontres autour des feux de camps. Les premiers instruments répertoriés sont le houleur ou rouleur, un tambour fabriqué à partir d’un tronc d’arbre évidé et d’une peau de bête tendue ; le caïambre ou kayamb, sorte de maracas ; le piqueur, nœuds de bambou sur lesquels on tape avec des baguettes, et le bobre, l’arc musical africain.La danse qui accompagnait ces chants rythmés, c’est le Maloya Normal Parallèlement au Maloya, on remarque une danse de combat, le moringue, qui se pratiquait sur le même rythme avec les mêmes instruments. Le Maloya et le Moringue étant joué, chanté et dansé par la population issue de l’esclavage, les habitants d’origine européenne ont choisi de reprendre les danses traditionnelles dans les salons en vogue de l’époque et c’est ainsi qu’est né le quadrille réunionnais. Au fil des années, les deux courants musicaux ont fini par se croiser, se mélanger, comme la population et de cette union est né le Séga, qui est en quelque sorte le mélange du Maloya venu de Madagascar et d’Afrique avec le quadrille européenOn sait de nos jours que le quadrille a disparu de la pratique musicale, en revanche le séga et le maloya ont connu des évolutions diverses. Le Séga plus conventionnel et accepté par la bourgeoisie connaîtra un essor plus important que le maloya, qui plus représentatif, plus authentique continuera à exister, mais de manière moins spectaculaire jusqu’à sa médiatisation au cours des années 80. Texte : André Maurice, animateur radio
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1. aurelie Le 04/02/2009 à 03:59